Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /2009 15:03

2009 – 1er Janvier

 

Sainte Marie, Mère de Dieu

 

Avez-vous remarqué, dans la deuxième lecture, le passage de la lettre de saint Paul aux Galates : « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils : il est né d’une femme ». Dans toutes ses lettres qui constituent, avec les évangiles, la plus grande partie du Nouveau Testament, c’est le seul endroit où il fasse allusion à la mère de Jésus. Il ne la nomme même pas par son nom, il écrit : « une femme ». Pour un peu il dirait : « une femme comme les autres » !

Oui, c’est cette femme apparemment comme les autres que Dieu avait choisie et préparée pour nous envoyer son Fils et que nous honorons, spécialement aujourd’hui, sous le titre de « Mère de Dieu ».

 

Une Mère à imiter

 

En ce premier janvier 2009, nous pouvons souligner cette remarque de saint Luc, dans l’évangile : « Marie retenait tous ces évènements et les méditait dans son cœur ».

 « Tous ces évènements », c’est-à-dire tout ce qu’elle venait de vivre depuis un an et qui avait marqué un tel tournant dans son existence : l’annonce de l’ange, sa visite à Elisabeth, les hésitations de Joseph, son fiancé, leur voyage à Bethléem et la naissance de l’enfant dans des conditions extrêmes…. A travers tout cela, Marie essaye de deviner ce que Dieu attend d’elle. Ce n’est pas évident ! L’année qu’elle vient de vivre et les années qu’elle va vivre désormais ne seront plus du tout des années comme les autres. Il lui faudra y faire face, au jour le jour.

 

Face aux évènements

 

Et nous, nous venons de quitter l’année 2008. Comme Marie, il nous faut méditer tout ce que nous venons de vivre, et surtout, bien discerner où le Seigneur va nous conduire, et ce qu’il attend de nous, pour cette nouvelle année 2009. Sera-t-elle une année comme les autres ? Une année comme les autres, avec les petites joies et les soucis habituels, avec les évènements familiaux, professionnels ou politiques auxquels on peut s’attendre, spécialement  en ce temps de crise, comme notre évêque nous l’a signalé, dans son message de Noël.

Oui, c’est vrai, il dépend  un peu de nous que cette nouvelle année soit comme les autres ou, au contraire, qu’elle marque une étape vraiment nouvelle.

Pour que 2009 ne soit pas tout à fait une année comme les autres, il faudrait que nous ne nous contentions pas de subir plus ou moins passivement les évènements, que nous nous sentions responsables, que nous cherchions à les maîtriser et à faire face.

 

Les uns avec les autres

 

Dieu nous a confiés les uns aux autres. Il nous a confié la gérance de sa création. A notre petite place, dans notre petit secteur de vie, nous avons tous à jouer notre rôle, dans la construction de la société et de notre grande famille qu’est l’Eglise, selon nos compétences, même si elles nous paraissent bien minimes ! Le Seigneur ne nous appelle pas à l’attentisme ou à la passivité, mais à l’audace et à la responsabilité.

Aurons-nous le courage, comme Marie, de prendre nos décisions à la lumière de Dieu,  dans une disponibilité plus grande à l’égard de nos frères et  de nos sœurs, dans la société et aussi dans nos familles ou nos communautés ? Ce serait sans doute une année vraiment nouvelle si nous savions mieux partager nos peines et nos joies, là où nous vivons.

Si Dieu nous a confiés les uns aux autres, cela veut dire que nous avons autant à recevoir qu’à donner. Nous devrions pouvoir compter sur nos frères et nos sœurs pour arriver à vivre mieux. Nos frères et nos sœurs ne manquent pas toujours de disponibilité, mais acceptons-nous facilement d’être aidés ? Ce serait peut-être une année vraiment nouvelle si nous acceptions, de partager et de collaborer davantage, avec les autres.

 

Toujours à l’exemple de Marie

 

L’évangile nous dit que, dès qu’elle a su que sa cousine Elisabeth était enceinte, elle est partie « en hâte » pour partager, pour aider et  pour être aidée, dans sa foi  et son intelligence du mystère de Dieu. Elle peut vraiment nous servir de modèle ! Le meilleur moyen de grandir dans la foi, c’est de la partager !

Nous savons qu’elle a accepté de suivre son Fils jusqu’au bout. Elle était debout au pied de la croix, pour partager avec lui sa souffrance et aussi l’offrande qu’il faisait de sa vie à Dieu son Père. Porter la croix avec nos frères et nos sœurs est un excellent moyen de suivre, ensemble, le Christ qui nous conduit au Père.

Enfin, lorsque Marie est parvenue au terme de sa vie terrestre, elle était si proche de Dieu qu’il l’a accueillie, près de lui, corps et âme, et depuis, elle intercède pour nous. Elle nous attend !

 

Conclusion

 

Confions-lui donc l’année 2009 ! Qu’elle nous aide à assumer toutes nos responsabilités d’hommes et de femmes. Qu’elle nous aide à être artisans de Paix, autour de nous et partout dans le monde.

La nuit de Noël, le pape Benoît XVI, devant des milliers de fidèles, rassemblés dans la basilique Saint-Pierre, à Rome, a prié « pour que la paix advienne à Bethléem, pour que cessent la haine et la violence, dans le pays où Jésus a vécu et qu’il a profondément aimé ». Il a invité aussi à prier « pour que s’éveille la compréhension réciproque, que se réalise une ouverture des cœurs qui ouvre les frontières ».

Que Marie nous donne la clairvoyance nécessaire pour que nous demeurions, toujours attentifs, aux besoins de nos frères. Qu’elle fasse enfin de cette nouvelle année une étape importante dans notre rencontre de Dieu.

François de Sales, enfin, nous invite à nous rappeler, chaque jour, que « la très sacrée Vierge est cette étoile matinière qui nous apporte les gracieuses nouvelles de la venue du vrai Soleil ». (IX, 5)

 

 

- Publié dans : Homélies du Père Mercier
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés