Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 14:23

RETRAITE  REGIONALE

 


Date
 
:du  Samedi      4  juillet    2009  à 15 h

         au  Mercredi    8   juillet  2009  à 15 h.

 

Lieu : FOYER de CHARITE  «  MARIA MATER »

06 330  ROQUEFORT les PINS  (04 92 60 30 00  

                                                                  

 

Intervenant :    Père  Jean Marie Tschann, prêtre de SFS

              Directeur  au Séminaire de Laghet (Alpes Maritimes)


Thème de la retraite :
«  L’Amour de Dieu à l’école de St François de Sales »

 

 
* Apporter   Prière du temps présent   et serviette de toilette.

 

          * Prix de la retraite   (repas + hébergement) 165 €   (facultatif + draps 7,5 €)  

               

          * Frais d’inscription       25 €    pour la participation aux frais du prédicateur

                (Les frais d’inscription ne sont pas remboursés en cas d’annulation)

            * Chèque libellé au nom de «  Les Amis de l’E.S. Chez F. VIERNE »

                                         à  joindre au bulletin d’inscription.

 

            Inscription et chèque à adresser :  Avant le 20 juin 2009 à Geneviève  Imbert              

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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 11:29

2009 – Carême 4.

 

Levez les yeux !

 

L’évangile commence par une invitation à « regarder », à « lever les yeux » vers deux images, deux signes, le serpent de Moïse et surtout la Croix du Christ. Vous en avez l’évocation au pied de l’autel, dans la décoration florale.

 

Le serpent de Moïse

 

  Saint Jean part d’un souvenir biblique. Rappelez-vous, au cours des quarante ans de marche à travers le désert, les Hébreux furent attaqués par des serpents venimeux, « à morsure brûlante », comme le rapporte le Livre des Nombres. Pour lutter contre ce mal terrible, Moïse fit faire un serpent de bronze qu’on élevait au sommet d’une perche. C’est un signe mythologique, qu’on peut voir, encore aujourd’hui, sur les pare-brise des voitures des docteurs, c’est leur emblème qu’on appelle le caducée.

Dans le Livre de la Sagesse, on peut lire : « Celui qui tournait les yeux vers ce signe élevé (le serpent de bronze) était sauvé, non pas par l’objet regardé, mais par Toi, Seigneur, Sauveur de tous ».

Il faut souligner, déjà  à travers l’interprétation du Livre de la Sagesse, qu’il ne s’agissait pas, pour les Hébreux, d’un geste automatique et magique. Le regard ne sauve pas par lui-même, il n’est pas un porte-bonheur !  Il est signe de foi. Il met en évidence que l’homme se tourne vers son Dieu, qu’il se convertit.

Ce qui était vrai pour le serpent de bronze l’est tout autant, pour nous aujourd’hui, pour les statues, les médailles, les crucifix. Ce ne sont pas des signes magiques, ils sont appels à la conversion.

 

La croix du Christ

 

Saint Jean nous invite à regarder le Christ en Croix. Il faut lire attentivement ce texte. Avez-vous remarqué qu’il ne fait aucune allusion au crucifié ! Il dit : « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé ». Pour lui, Jésus élevé sur la Croix est, aussi et surtout, élevé à la Gloire du Père, par sa Résurrection et son Ascension.

Jean a été, le seul des douze apôtres, présent au pied de la Croix, le Vendredi-Saint. Il n’a certainement jamais oublié ce jour et le spectacle auquel nous sommes trop habitués. Il écrit son évangile quelques soixante-dix ans plus tard et l’image qu’il nous donne est le fruit d’une longue et profonde méditation.

 Dans la lecture du bréviaire de ce jour, on nous propose un commentaire de saint Augustin qui explicite très bien l’idée de saint Jean : « Dans la mort du Christ, la mort est morte, en mourant, la Vie a tué la mort, la plénitude de la Vie a englouti la mort, la mort a été absorbée dans le Corps du Christ… Regardons le Christ en Croix, pour obtenir la vie éternelle ».

La Croix et la Pâque du Christ sont le même mystère exprimé par ce mot à double sens : « Jésus a été élevé de terre ». En somme l’Ascension commence le Vendredi-Saint !

Nous, nous continuons toujours à attendre que Dieu montre sa Gloire, dans des évènements éclatants et spectaculaires. C’est toujours la même tentation que le démon a présentée à Jésus au désert, et  que nous présentons à Dieu, nous, si avides de sensationnel. Ce qu’il faut demander au Seigneur, c’est de mieux découvrir la signification de la Croix.

Jean, qui a été témoin du crucifiement  et de la mort du Christ  veut nous faire comprendre que la Croix, c’est la Gloire de Dieu, c’est l’annonce de notre propre Gloire.

 

 

La Gloire du Christ

 

Rappelons-nous d’autres passages de l’évangile. Quand Judas sortira du Cénacle, pour vendre son Maître, Jésus dira : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié ». Au soir du triomphe apparent des Rameaux, Il dira : « Elle est  venue l’heure où le Fils de l’homme doit être glorifié ».

La contemplation, à la fois, de la Croix et de la Glorification du Christ est très importante. Il  faut « lever les yeux », c’est-à-dire contempler, prier Celui qui est élevé entre ciel et terre et découvrir, qu’en mourant librement sur la Croix, il nous montre le sommet de l’Amour, le sien et celui de son Père. Il donne la plus grande preuve d’Amour.

Il faut même aller plus loin. L’Amour extrême qui, si l’on peut dire, dévore le cœur du Christ, est lui-même le signe d’un autre Amour extrême, celui du Père : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Il est très important, plus que jamais, de nous appuyer sur cette Parole de l’évangile, la plus traditionnelle, je dirais, la plus salésienne qui soit.

François de Sales, disait, vers la fin de sa vie : « Les serpenteaux qui piquaient les Hébreux, donnaient des  inflammations mortelles à ceux qui en étaient blessés. Pour guérir, il fallait regarder l’image du serpent élevé au désert, c’est-à-dire  l’image de Notre Seigneur, qui n’est pas pécheur, mais qui porte l’image du pécheur, sur la Croix.

L’amour ne méprise pas les moyens humains, mais il ne se confie nullement en eux. L’amour humain va partout, cherchant des moyens pour obtenir ce qu’il aime, l’argent, les belles paroles, les belles contenances… L’amour divin, sachant que pour obtenir ce qu’il aime, le principal moyen est d’aimer à la manière de Dieu, en donnant sa vie ». (XXVI, 49)

 

L’amour du Christ

 

Dieu a aimé le monde. Il aime tous les hommes. Il les veut heureux. Il les appelle tous à la sainteté. Il faudrait crier cette Bonne Nouvelle à tous ceux qui sont tentés aujourd’hui par un pessimisme qui paralyse et qui fait dire : « Satan dirige le monde… ce monde est pourri …il n’y a plus rien à faire … il y a partout une dépravation morale… et j’en passe !

Si nous étions plus attentifs au message de ce jour, notre réaction serait bien différente ! Dieu voit tout cela et il aime ce monde tel qu’il est. Il ne se résigne pas au mal. Il veut sauver tous les hommes. Il est passionné par sa création inachevée ou défigurée par l’homme. Le pape Benoît XVI ne cesse de le proclamer. Malheureusement on déforme sa pensée en lui faisant dire le contraire de ce qu’il dit !

Le monde n’est pas absurde ! Jésus, Fils de Dieu, a jeté un regard d’amour sur lui et il est allé jusqu’au bout, en donnant sa vie, pour que ce monde soit glorifié. C’est pratiquement ce qu’écrivait saint Paul aux Ephésiens, nous l’avons entendu dans la deuxième lecture :

« Par sa bonté pour nous, dans le Christ Jésus, Dieu voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse de sa Gloire ».

 

Conclusion

 

Plutôt que de gémir sur notre monde et de suivre « les prophètes de malheur », comme les Hébreux levaient les yeux vers le serpent de bronze, levons les yeux vers le Christ « élevé de terre ». Comme lui, soyons prêts à remplir la mission qui nous est confiée, donner notre vie au service de Dieu, c’est-à-dire au service de tous nos frères, dans le monde d’aujourd’hui. Disons-lui, en toute vérité, comme nous le chanterons à la sortie de la messe :

« Fais paraître ton jour, que l’homme soit sauvé » 

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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /2009 14:56

2009 – Carême 3.

 

Le vrai Temple

 

Nous venons d’entendre un évangile que nous pensons bien connaître. En fait, il est difficile d’en déceler le message essentiel. En général, nous nous arrêtons au récit de Jésus, fouet en main, chassant les « marchands du Temple ».

Les vendeurs et les changeurs étaient-ils de mauvaises personnes ? Certainement pas ! Au contraire, ils rendaient service aux fidèles venant de loin et qui étaient heureux de trouver, sur place, sur l’esplanade, aux alentours du sanctuaire, on dirait aujourd’hui, un « centre commercial », pour se procurer ce qui était indispensable en vue du sacrifice à offrir.

Ils pouvaient ainsi répondre à la demande formulée sur le Mont Sinaï, comme l’a rapporté la première lecture : «Je suis le Seigneur ton Dieu…Tu n’auras pas d’autres dieux que moi ». 

 

Un cœur filial

 

Nous aurions tort d’en rester à une lecture superficielle de cet évangile, surtout si nous l’appliquons aux autres ! Il est facile de s’indigner, en parole, sans se compromettre, sur l’argent … sur « les bruits de l’argent autour de l’autel » …sur l’importance du profit dans l’économie de l’occident … Il est facile de critiquer la « société de consommation » dont nous bénéficions largement !

Que Jésus ait vécu pauvrement, c’est vrai. Qu’il se soit indigné contre les riches … de la trop grande place de l’argent, y compris dans le Temple, c’est certain. Il a fait le ménage dans la « maison de Dieu » ! Mais, l’essentiel de cette page d’évangile n’est pas là.

Jésus veut nous faire comprendre que ce qui est premier, ce ne sont pas les gestes extérieurs que nous faisons, l’offrande de colombes, de brebis ou de bœufs. Ce qui est premier, ce ne sont pas les sacrifices ou les holocaustes, on ne cesse de le répéter tout au long de l’Ancien Testament. Ce qui est premier, ce n’est pas d’obéir à des lois pour être en règle.

Ce qui est premier, c’est l’amour, avec un cœur filial, que nous mettons dans nos démarches d’hommes et de chrétiens, dans nos relations avec notre Père des cieux. C’est pour cela, qu’avec une certaine violence, Jésus dit : « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ».

 

François de Sales

 

Pour illustrer magnifiquement la violence de Jésus, dans son Traité de l’Amour de Dieu, a pris l’image de la mère poule ! « Voyez quel amour, quel soin et quelle jalousie, une mère poule a pour ses poussins... La poule est une poule, c’est-à-dire un animal sans courage ni générosité quelconque tandis qu’elle n’est pas mère. Mais, quand elle l’est devenue, elle a un cœur de lion, toujours la tête levée, toujours les yeux hagards, toujours elle va roulant sa vue de toutes parts, pour peu qu’il y ait apparence de péril pour ses petits. Il n’y a ennemi aux yeux duquel elle se jette pour la défense de sa chère couvée, pour laquelle elle a un souci continuel qui la fait toujours aller  gloussant et plaignant. Si l’un de ses poussins périt, quel regret, quelle colère ! C’est la jalousie des pères et des mères pour leurs enfants, des pasteurs pour leurs ouailles et des frères pour leurs frères » (V, 216-17 ou La Pléiade, P. 854)

Vous avouerez que cette comparaison de François de Sales explique très bien la réaction de Jésus. Par amour, il se montre exigeant, pour nous faire comprendre que le Temple de Jérusalem, ce n’est pas tout, ce n’est que l’annonce du Temple nouveau qu’il est, lui-même. « Un messie crucifié, scandale pour les juifs, folie pour les païens », comme dit saint Paul, nous l’avons entendu dans la deuxième lecture.

Jésus Temple de Dieu

 

Nous, nous connaissons bien l’expression « la maison du Père », mais, mettons-nous à la place des vendeurs du Temple. Pour Jésus les choses vont se compliquer. Il ne sera pas compris. Pour eux, le Temple, c’est sacré ! Le Saint des Saints, surtout, c’est tabou ! Seul le Grand Prêtre y entre, et encore, une seule fois par année ! De quel droit, ce petit charpentier de Nazareth peut-il se permettre de dire : « C’est la maison de mon Père ». Par le fait même ce sera sa maison à lui, le Fils.

Déjà  quand il avait douze ans, il avait dit, au Temple : « Ne savez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père » ? Personne n’avait rien compris, pas même Marie, sa mère.

Rien d’étonnant à ce que les Juifs lui disent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ».  Jésus répond : « Détruisez ce temple et en trois jours, je le relèverai ». Alors là, il s’enfonce encore davantage, c’est l’incompréhension totale !

Pour les Juifs, le sanctuaire est le lieu de la présence divine, c’est l’orgueil de la nation, on avait mis quarante six ans pour le construire. Le Temple, c’est le seul lieu de pèlerinage où des millions de pèlerins viennent, chaque année.

Jésus, qui veut démolir le Temple, passe pour un blasphémateur. On mettra en avant ce grief, pour le condamner à mort. Le récit de la Passion nous le rappellera  bientôt.

 

Le Corps du Christ

 

Nous arrivons au centre du message de l’évangile de ce jour. Saint Jean commente : « Le Temple dont il parlait, c’était son Corps ». Comment comprendre cette expression ? Jésus sait qui il est, le Fils de Dieu. Il est, si l’on peut dire, par excellence, le « lieu de la présence de Dieu » que le sanctuaire du Temple de Jérusalem ne faisait que préfigurer. C’est dans ce sens qu’il est « le nouveau Temple », c’est-à-dire, le lieu du nouveau culte.

Jean Baptiste l’avait présenté comme Agneau de Dieu sacrifié pour le salut du monde. Dans quelques semaines, la veille du « Grand Sabbat » des Juifs, à l’heure même où l’on offrira des animaux en victimes dans le Temple, tout près, sur le Calvaire, Jésus sera immolé. Par son Corps immolé, il remplace tous les sacrifices et, en quelque sorte, il rend inutile le sanctuaire de Jérusalem. Le rideau qui cachait le Saint des Saints peut se déchirer.

Vous vous rendez compte de tout ce qu’il y a de sous-entendu dans le récit de l’évangile de ce jour ! Au début du texte, il était question de la Pâque des Juifs et à la fin, il est question de la Pâque du Christ. Jésus réalise tout ce qui était annoncé. Depuis sa résurrection, le « lieu de la présence de Dieu », ce n’est plus seulement une maison de pierre, c’est Quelqu’un ! C’est le Corps du Christ dont nous sommes les membres. C’est un grand mystère ! Un mystère à accueillir dans la foi.

 

Conclusion

 

« Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu et que l’Esprit Saint habite en vous », écrivait saint Paul aux chrétiens de Corinthe. C’est le message essentiel de l’évangile du jour. Il faut dépasser l’imagerie simpliste de Jésus maniant le fouet, pour bien comprendre ce que le Seigneur attend de nous. Ne nous contentons pas « d’assigner Dieu à résidence » dans nos sanctuaires, dans nos tabernacles, où il risquerait d’être mis à part, rejeté du monde, hors de nos vies. Il est présent dans nos églises, nous l’affirmons avec foi, mais rendons le  présent aussi, partout où nous vivons. C’est notre mission de membres du Corps du Christ.

A cette condition, nous pourrons chanter en vérité, à l’envoi de la messe : « Peuple de l’Alliance, ton Dieu te fait signe, va crier son nom sur les chemins du monde, va planter la paix aux carrefours du monde ».

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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 15:35

L'amour de Dieu et l'amour du prochain, ce sont les deux amours qui ne vont pas l'un sans l'autre. A mesure que nous aimons plus Dieu, nous aimons, aussi, plus le prochain.

St François de Sales

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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 17:01

PRÊTRES  et LAÏCS de Saint François de SALES

 

de la Région  PROVENCE-MEDITERRANEE

 

vous invitent

 

à une JOURNEE  d'AMITIE

 

Le Lundi  23  février 2009

VISITATION de TARASCON

Bd  Joseph Desenat

 

13 150 TARASCON            (   04 90 91 04 40

 

              ( Portable de France 06 89 45 95 49   ou    ( Fixe  04 93 33 50 77

           

          Intervenant :  Père  Chapus- prêtre de SFS Aumônier du groupe de Nîmes

 

           Thème :  « Vivre  en Eglise et être apôtre avec St Paul  et St François de Sales »

 

          9 h 15            Accueil

             9 h 45            Prières

            10 h    Intervention du Père Chapus et échanges

            11 h 15           Célébration Eucharistique

            12 h 15           Repas

            13 h 45           Nouvelles de notre Famille

            15 h 15           Adoration

            16 h 15           Fin de la réunion

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